La Famille Vieyra

Le fondateur de la famille Vieyra du Bénin a été Sabino Vieyra, qui a été asservi au Brésil et une fois libéré est retourné en Afrique, dans la première moitié du XIXème siècle. Il s’est installé alors à Ouidah, ayant se tranféré ensuite à Calavi, localité près de Cotonou, par suggéstion de Francisco Félix de Souza, le Chacha I, avec qui il s’avait associé1. Selon son petit-fils, Papa Joãozinho Vieyra – lequel, à l’âgé de 80 ans, est le chef de la famille –, Sabino s’appelait en réalité Gouyé et il était originaire d’Agbogan, dans la région de Bida, localisée à l’Est du Nigéria, aux marges du fleuve Niger. “Il a été vendu par ses frères – il informe le Papa Joãozinho – à cause du conflit entre eux, qui ne s’aimaient pas”.

Son histoire est en partie racontée par les louanges de la famille, dans les langues fon et nagô, étant la dernière celle que les Vieyra parlent entre eux. La louange est celle-ci : "Djéto mi as / Agbom gon nu/ Aku do gla gla / si ma han / do Anan mè”. En traduisant: “Vous, les Djeto, vous avez vendu l'habitant d'Abogan, mais malgré la grande sécheresse l'eau ne manque pas dans la feuille d'Anan (une plante de la région)” 2. En effet, “l'eau n'a pas manqué” et Gouyé d'Agbogan est devenu Sabino Vieyra, loué en nagô: “Obi unja / omom lokpon da / omom é akoyayo / eguilomon atouloko”. Ce que veut dire, selon Papa Joãozinho: “Vous qui êtes venus de l'autre côté de la mer, vous êtes les premiers Européens, les premiers Européens venus pour faire le commerce”.

Sabino a eu douze enfants, desquels trois se sont installés à Calavi, cinq à Porto Novo et quatre sont restes avec lui à Ouidah, où il a fini ses jours. Ceux qui se sont installés à Calavi - Martin, Sebastien et Iaiá Marianna -,ont conservé le nom de famille Vieyra avec un “y”, tandis que les autres ont adopté le “i” pour faciliter l’identification des importations.

L'exemple le plus exact de la force de ces “Brésiliens” reste toujours l'imposant hôtel particulier construit à la fin du siècle dernier par Martin Vieyra, l'aîné de Sabino. Encore debout, jusqu'aujourd'hui, bien qu'un peu ruinée, cette demeure continue la plus grande et plus imposante construction d'Abomey-Calavi, aujourd'hui une banlieue de Cotonou.

En raison du haut coût de réforme et de maintenance du vieil hôtel particulier, les Vieyra ont construit dans la même posse une maison plus modeste pour baser leurs réunions. Là il est exposé une large collection de portraits que, isolément, raconte l’histoire de succès financier de la branche de Calavi.


Chercher:

  • Mansão construída no fim do século XIX por Martin Vieyra, o primogênito de Sabino. Embora um pouco arruinada, esta mansão continua sendo a maior e mais bela e imponente construção de Abomé-Calavi, hoje um subúrbio de Cotonu - 1995 - Abomé-Calavi, Cotonu

    Mansão construída no fim do século XIX por Martin Vieyra, o primogênito de Sabino. Embora um pouco arruinada, esta mansão continua sendo a maior e mais bela e imponente construção de Abomé-Calavi, hoje um subúrbio de Cotonu - 1995 - Abomé-Calavi, Cotonu

  • Casa da família Vieyra, em primeiro plano Alfred Vieyra e Leon Vieyra. Alfred Vieyra foi presidente da Associação DJAKAHWENDO de Abomé-Calavi. Leon Vieyra, neto de Euzebe Vieyra, já falecido, antigo funcionário do OCBN, era um grande feiticeiro - 1995 - Abomé-Calavi, Cotonu

    Casa da família Vieyra, em primeiro plano Alfred Vieyra e Leon Vieyra. Alfred Vieyra foi presidente da Associação DJAKAHWENDO de Abomé-Calavi. Leon Vieyra, neto de Euzebe Vieyra, já falecido, antigo funcionário do OCBN, era um grande feiticeiro - 1995 - Abomé-Calavi, Cotonu